Série d'assiettes en porcelaine de Limoges 32 cm avec illustration d'artiste au trait noir et filet OR 24 carats
Le projet
Une série de cinquante assiettes de présentation en porcelaine de Limoges IG, commandée pour accompagner une édition d'artiste confidentielle. L'illustration centrale — un trait noir épuré, signé à la main par l'artiste — a été reproduite à l'identique sur chaque pièce, puis rehaussée d'un filet d'or fin 24 carats sur le marli.
Les pièces ne sont pas destinées à la vente. C'est une commande privée, pensée comme un objet d'auteur plus que comme un objet d'usage.
Trois cuissons, deux repassages. Chaque assiette est passée cinq fois sous le contrôle de l'atelier.
De l'illustration originale au décor sur porcelaine
Transposer le travail d'un artiste sur porcelaine n'est jamais un simple transfert.
Le trait doit conserver sa nervosité, la signature manuscrite doit rester reconnaissable, et le rendu doit tenir face à la cuisson, qui modifie systématiquement les couleurs et les contrastes.
Pour cette édition, nous avons travaillé en chromolithographie, technique qui permet une fidélité chromatique remarquable en série moyenne.
Le dessin a été calibré pour passer au four à haute température sans perdre la finesse du trait, puis intégré sous émail pour garantir sa pérennité, l'illustration ne s'usera pas avec le temps ni avec le passage au lave-vaisselle.
La signature de l'artiste, présente sur chaque pièce, fait partie intégrante du décor : elle n'a pas été ajoutée après coup mais reproduite avec le même soin que le dessin lui-même.
Le filet d'or 24 carats, peint à la main
Sur le rebord de chaque assiette, un fin liseré d'or 24 carats appliqué au pinceau au filet, à la main, par un décorateur spécialisé de Limoges.
Cette technique, appelée dorure grand feu, utilise une or liquide qui doit être cuit à très haute température pour révéler son éclat définitif.
Avant cuisson, l'or n'a rien de doré : il apparaît dans une teinte brun violacé qui peut faire douter de soi-même.
Ce qui distingue une dorure 24 carats d'un simple décor doré, ce n'est pas seulement la matière. C'est la stabilité dans le temps. Une dorure bas de gamme ternit, raye, finit par disparaître. Une dorure 24 carats grand feu reste lumineuse pendant des décennies.
Sur cette série, le filet est volontairement fin, quelques millimètres, pour ne pas concurrencer le dessin de l'artiste. Il sert de cadre, pas d'ornement.
Trois cuissons, deux repassages
Une pièce de cette nature ne se fait pas en une fois. Chaque assiette est passée trois fois au four, à des températures différentes, dans un ordre précis qui ne tolère aucun raccourci.
Première cuisson : L'émaillage
La porcelaine biscuit est émaillée puis cuite à environ 1 400 °C. Cette étape donne à la pièce son blanc immaculé et sa translucidité caractéristique de Limoges.
Deuxième cuisson : Décor sous émail
Le dessin de l'artiste est appliqué par chromolithographie, puis la pièce repasse au four. À cette étape, le trait s'incruste dans la matière et devient inaltérable.
Troisième cuisson : Filet d'or
Le filet d'or 24 carats est peint à la main, puis cuit à plus basse température pour préserver l'éclat du métal. C'est à cette étape que la dorure révèle sa couleur définitive.
Deux repassages
Pour cette série, l'or a fait l'objet de deux repassages supplémentaires : on applique une nouvelle couche, on recuit. C'est ce qui donne au filet sa profondeur et sa tenue sur la durée. Sans repassage, l'or peut paraître pâle ou irrégulier.
Au total, chaque assiette est passée cinq fois sous le contrôle de l'atelier. C'est cette répétition, et l'œil exercé qui l'accompagne, qui font la différence entre une pièce industrielle et un objet d'auteur.

